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Saint-Nazaire : focus sur son histoire navale et marine

11/12/2019

En 2020, quand on pense à Saint-Nazaire, on pense inévitablement à ses chantiers navals ! Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Voici une petite leçon d’histoire…

Notre hôtel à Saint-Nazaire proche de la gare est fier de l’histoire de ses chantiers navals. Après tout, ils représentent l’un des plus grands symboles de Saint-Nazaire et sont sources de fierté.
Mais pour comprendre leur succès et leur aura à l’international, il faut tout d’abord s’intéresser à l’histoire du développement de la ville voisine de Nantes.

Effectivement, durant les XVIIème et XVIIIème siècles, Nantes a bénéficié du commerce triangulaire, traite négrière menée au moyen d'échanges entre l'Europe, l'Afrique et l’Amérique du Nord. C’est dans ce contexte que les chantiers navals ont été construits en aval de Nantes, suite à une décision du Second Empire.

La naissance de la construction navale moderne à Saint-Nazaire

On doit le premier grand chantier naval de Bretagne — lequel fut créé à Saint-Nazaire —, à un ingénieur écossais : John Scott. En 1862, la création d’un chantier naval sur la presqu’île de Penhoët fut un accomplissement majeur, et accessoirement l’un des plus grands transferts de la technologie britannique existante en terre bretonne.

Dès lors, dans les cent-cinquante années qui suivirent, plus de 620 navires furent créés, notamment les célèbres paquebots Queen Mary 2, France et Normandie.

Dans le courant du XIXème siècle, sous l’impulsion de la première machine à vapeur, la marine en bois fait ses adieux au profit de constructions métalliques. Le 23 janvier 1860, la signature du Traité de libre-échange franco-britannique permet le transfert d’un plus grand nombre de technologies en matière de construction navale.

Mais ce sont surtout les frères Émile et Isaac Pereine, des banquiers originaires de Bordeaux, qui permirent à Saint-Nazaire d’être sous le feu des projecteurs.
Ces derniers signent un accord avec l’État français afin de desservir des lignes transatlantiques avec New York, l’Amérique Centrale et les Caraïbes. Parmi les ports de départ, on trouve Le Havre mais aussi et surtout Saint-Nazaire.

Le tout premier chantier breton, création de John Scott

Vous l’aurez compris, c’est à John Scott, alors âgé de 32 ans — homme appartenant à une lignée de constructeurs de navires et spécialistes de la propulsion marine —, que l’on confia la mission de création d’un chantier naval à Saint-Nazaire. Les enjeux étaient très importants.

Et John Scott, visionnaire britannique, fut l’homme de la situation. Très vite, la maison Scott fournit les plans des installations, la main-d’œuvre et les machines-outils nécessaires à l’élaboration de cinq paquebots transatlantiques.
En moins de deux ans, porté par le succès du premier navire mis sur cale — L’Impératrice Eugénie —, John Scott parvient à mettre au point un chantier moderne employant pas moins de 2 000 ouvriers.

Malheureusement pour John Scott, la crise économique du milieu des années 1860 touche la région de plein fouet. Les compagnies transatlantiques sont les premières à être affectées. Trois années après le lancement du premier paquebot, la banqueroute du chantier Scott est rendue officielle. Temporairement repris par la C.G.T, ce dernier fermera ses portes en 1870. La perte de son chan-tier breton sera très mal vécue par John Scott, qui était prêt à lui consacrer toute sa vie.

Mais l’espoir renaît dès 1881 avec la création des Chantiers de la Loire. Peu de temps après, c’est au tour des Chantiers de Penhoët —propriété de la C.G.T — de sortir de terre.

Ils seront tous deux synonymes de révolution technologique. Pendant plusieurs dizaines d’années, les plus grandes innovations émaneront de ces deux entités qui finiront par ne faire plus qu’une en 1955, année de leur fusion sous le nom de Chantiers de l’Atlantique.

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